Les Bodin’s : Bienvenue à la capitale à l’Olympia le 21 septembre 2008

Matinée du dimanche pour cette première du duo comique berrichon à l’Olympia. La salle est bien garnie, de nombreux bus à l’extérieur témoignent « d’un public de région » spécialement venu à la capitale assister à la consécration de « leurs » comiques. « Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes, jusqu’au jour où Claudine, lasse de la vie à la campagne et surtout de la cohabitation étouffante avec sa terrible belle-mère, décide d’entrainer son mari Christian à Paris pour une nouvelle vie…Maria, se sentant trahie, se fâche à mort avec son unique fils… Cinq années ont passé lorsque Christian décide de renouer avec sa mère par le biais d’une émission télévisée : “Y’a qu’la vérité qui peut pas plaire à tout le monde”. Maria ouvrira-t-elle le rideau ?…»

Mon avis : passons sur la première partie, assurée par les Bonimenteurs, vague mise en bouche de cabaret et d’improvisation théâtrale (on est assez loin du talent d’un Jean Pierre Tailhade). Berrichon d’origine, j’ai souvent entendu parler des Bodin’s. Ayant apprécié la vidéo de leur précédent spectacle, c’est avec un a priori plutôt positif que j’entre « en live » dans leur dernier opus.
C’est plaisant, amusant, parfois je rigole de bon cœur. Le public est déjà conquis, et se marre à toutes les blagues, bonnes ou ineptes, au comique de situation plus ou moins pertinent et efficace. Pas que cela soit immérité, mais exagéré tout de même devant la charge comique assez légère.

L’histoire se déroule. De la parodie de la fumeuse et ex-fameuse émission de Bataille et Fontaine à l’accouchement final et la réconciliation « sensible et émouvante » de la mère et du fils, une suite de scènes, à la limite du sketch. Pas désagréable, plutôt plaisant.

Le comique est à l’avenant des a priori berrichons sur la capitale. La caricature est parfois grossière et éculée. Mais on ne s’y attache jamais bien longtemps (même si le public jubile de ces saillies faciles). Un peu d’engagement politique, enfin de moqueries, sur l’ex-couple Cécilia et Nicolas Sarkozy. Que du convenu, mais en rapport avec l’environnement des personnages

C’est bien fait, bien joué (on a droit à quelques prouesses de jeu d’acteur). Le plus touchant est sans doute l’émotion, réelle et sincère, des deux comiques, impressionnés par le lieu et sa légende, qu’une ovation finale a ponctuée.

Sympathique, du spectacle comique bien fait, même si la caricature de la vie à la ferme était plus inventive et drôle lors de leur précédent spectacle. Le petit truc amusant, c’est l’accent berrichon véritable des deux acteurs lors de leurs remerciements.

De et avec Vincent Dubois et Jean-Christian Fraiscinet ,
Musique de Hervé Devolder,
Son de François Sueur,
Vidéo de Yves Kuper, Décor Luc Boissinot,
Lumières de Sébastien Audevie,
Produit par Jean-Pierre Bigard.