Les contes défaits

affiche-3bornes-webUne comédie de Guillaume Pascal

Mise en scène : Arnaud Delpoux

Avec (en alternance) : Angélique, Braun, David Brenot, Marion Christmann, Mélody Daniel, Arthur Gomez, Jérémy Ichou, Tony Martone, Elodie Mennegand, Guillaume Pascal & Félicie Robert.

Synopsis : Que sont-ils devenus dix ans après ?

« Ils se marièrent et eurent beaucoup d’enfants. » Mon œil !

Aujourd’hui qui croit encore au coup de foudre, aux mariages royaux, à l’amour éternel et autres contes pour enfants ? Sûrement pas Cendrillon, Blanche-Neige et toutes les princesses de seconde zone qui ont vite déchanté après ce point final prometteur. Plongez à leurs côtés à la rencontre des personnages défraîchis et loufoques de ces contes de fées complètements défaits !

©SarahDesti http://sarahdesti.com/
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Note d’intention de l’auteur :

Notre culture est fortement imprégnée par les contes merveilleux qui font partie de la tradition orale depuis le moyen-âge. Ce n’est qu’à la fin du XVIIème siècle que Perrault les a retranscrits, fixant ainsi des histoires et des personnages qui avaient varié selon les époques et les lieux. Depuis, les contes de fées ont été largement repris que ce soit dans des livres, des films, ou des dessins animés, notamment à destination d’enfants qui ont grandi avec ces histoires dans les versions fortement édulcorées qu’on connait aujourd’hui.

Avec « Les Contes Défaits », j’ai voulu mettre en avant – pour mieux les renverser – les effets pervers des deux auteurs les plus influents dans ce domaine : Charles Perrault et Walt Disney. Le premier, par ses héroïnes passives, dépendantes d’un prince et des hommes en général, nous a enseigné que les femmes devaient subir leur destin sans avoir de prise dessus. Le second a ancré l’idéal du prince charmant dans l’imaginaire collectif et a popularisé l’affirmation finale « ils se marièrent et eurent beaucoup d’enfants », présentant le mariage et la maternité comme un idéal de vie, et donnant un point final arbitraire à l’histoire.

En affirmant avec ironie et acidité que tout n’est pas toujours rose même pour les princesses, j’ai souhaité remettre à leur place de fables ces histoires apparemment naïves, sans pour autant laisser de côté les interprétations morales voire psychanalytiques qui en ont été faites, parfois jusqu’à l’absurde. « Les Contes Défaits » placent les protagonistes dans un contexte réaliste où ils sont confrontés aux difficultés de la vie, d’ordre pratique ou sentimental, affirmant ainsi que rencontrer ce con de « Prince Charmant » n’est pas la fin d’une aventure mais le début d’une autre, bien plus complexe et exigeante.

©SarahDesti http://sarahdesti.com/
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Note d’intention du metteur en scène :

Lorsque Guillaume est venu me proposer de produire sa pièce, puis très rapidement de la mettre en scène, il fallut peu de temps pour me convaincre. L’écriture, aérée et déliée, et bien qu’importante dans le comique, laisse une grande part à la mise en scène.

Là où l’auteur voyait profusion de dispositifs scéniques, costumes et accessoires, les contraintes de la production, notamment parisienne, m’ont fait choisir à l’inverse une épure. Cette contrainte doit servir à l’inventivité d’une mise en scène. C’est alors que j’opte sciemment pour la déconstruction complète de celle-ci.

Peu de décor, des costumes et accessoires anachroniques et décalés, rien ne doit faire réaliste ni même donner l’illusion du réel. C’est au contraire une revendication de l’art théâtral, qui est que ce sont le verbe et le geste de l’acteur qui créent ce qui doit être vu par le spectateur.

C’est pourquoi, les effets visuels et lumineux sont excentriques et surtout peu réalistes, accentuant des traits de caractères et/ou des lieux et moments de la journée.

C’est ensuite que le texte se déploie dans sa folie et sa verve, et pour lequel les acteurs, loin de se contenter de réciter ou déclamer un texte finement comique, se doivent d’incarner par un jeu extrêmement physique et expressif la force du sujet. On doit friser le énorme, le « c’est trop », pour qu’enfin le spectateur puisse s’abandonner dans le plaisir d’un rire simple, fort, communicatif et durable.

Ainsi, sur un rythme effréné, à la croisée d’un Tex Avery théâtralisé, d’un film des frères Farelly, d’un Chat Potté animé, voire même des Monty Pythons, ces contes défaits nous plongent dans le loufoque d’une comédie pétillante !

Genre : Comédie déjantée et loufoque.

Type Public : Tout public.

Durée de la pièce : 60 minutes.

Les 10 prochaines dates :

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