Les Sans-Attaches

sans-attaches_promoD’Alan Rossett

Mise en scène et interprétation : Arnaud Delpoux

Pièce publiée à l’Avant-scène Théâtre, 1 Juin 2004, n°1161.
Aide à la création du Centre National du Livre (CNL).

Synopsis : Albert, cadre trentenaire parisien et père divorcé, a des envies « d’écriture » qui s’incarnent sous les formes et les traits de la sensuelle Christine, agent littéraire.

Délia, meilleure amie d’Albert, « une romancière et une lesbienne qui a eu 3 romans édités », est moins charmée et ne s’en cache pas.

Désirs, jalousies, amours et amitié trahies, confettis de vie,… Thèmes dignes d’un roman ! Albert va l’écrire..

Note d’Intention du metteur en scène :

Comédie de mœurs grinçante sur la volonté de faire œuvre artistique, Les Sans-Attaches plonge dans les méandres de l’esprit d’un auteur qui doit faire face à ses impulsions créatrices et n’hésite pas à piocher dans les vies et les sentiments de ceux qui l’entourent, qui l’aiment et le détestent.

Mais celui qui prend est-il nécessairement celui qui vole ?

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Fragilité des rapports humains, (dés)illusions, manque d’amour, mal-être, vide à combler de l’existence, blessures de l’âme et du corps, choix cornéliens… le drame et la tragédie semblent réunis. Mais rien de grave !

Amusons-nous avant d’en pleurer… un jour peut-être !

J’étais à la recherche d’un rôle principal à incarner et que je pourrais mettre en scène. Mes influences et références théâtrales m’amenèrent à plonger dans le répertoire américain contemporain. Lorsque j’ai lu la pièce d’Alan, j’y ai retrouvé cet esprit, saupoudré de situations que ne renierait pas Woody Allen, mais avec l’écriture et la situation toute française et notamment parisienne du milieu littéraire.

C’est cette alchimie qui m’a convaincu et une certaine proximité avec le personnage dans ce que je peux être perçu socialement par les autres.

L’écriture, d’un seul tenant, sans découpage, est déliée et permet à une mise en scène resserrée, de creuser les sentiments et sensations de ce trio. Une approche quasi cinématographique s’instaure dès lors dans le déroulé de l’histoire et de l’exploration psychologique

J’ai pris la liberté d’ajouter des parties oniriques et fantasmées, tel qu’on peut le voir par exemple dans le film de Charlie Chaplin Une idylle aux champs, où l’imaginaire du personnage vagabonde au gré de ses envies et désirs d’une gente féminine autrement insaisissable. Plus que d’appesantir, cela permet d’aérer la dramaturgie, de ne pas se complaire dans une tragédie de l’existence, pour en montrer un aspect dérisoire.

Egalement, c’est l’incidence de la création artistique sur les liens avec nos proches qui m’intéresse. Comment ne pas « prendre » la matière de ceux qui nous entourent, en sachant qu’ils vivront difficilement voire douloureusement la projection ou le ressenti de notre perception ? Le qualificatif de la fiction suffit-il à dédouaner le créateur ? Ce sont ces questions auprès d’artistes en devenir ou non reconnus publiquement, que la difficulté devient encore plus saillante et humainement mal vécue.

Cela en fait au final des personnages, bien qu’en recherche d’attaches affectives perdues ou mensongères, très attachants.

Durée : 90 minutes

Type Public : Adultes et Adolescents

Genre : Comédie dramatique, comédie de mœurs, comédie grinçante, comédie sociale.