Mari Boine au New Morning le 12 mars 2007

Mari BoineLa douceur de la soirée donne un petit goût d’avant printemps. Idéal pour savourer le son venu du froid norvégien. Salle quasi complète, un bon tiers debout, une forte délégation norvégienne, et la diva qui se fait attendre ¾ d’heure…

Mon avis : cet avis est partiel, proportionnel au temps passé dans la salle sitôt le concert commencé: 20 minutes. Pas si fréquent de partir si tôt. Mais s’emmerder et regretter d’être là au bout de si peu de temps n’est pas ce qu’il y a de plus encourageant, d’autant que ses albums sont des plus intéressants. Alors je ne parlerais que des 3 premiers morceaux. Outre le retard, attendre debout plus de ¾ d’heure dans le vent, le son était déplorable. Un souffle surprenant pour cette salle ronronnait en arrière-plan en permanence. Les sons, trop compressés, de la batterie et des percus, ainsi que le son de la basse, étaient très flous. Passant du gras et diffus au début pour terminer sec et confus à la fin du même morceau. Les 2 morceaux suivants furent du même acabit. Dérangeant…

D’autant plus que les musiciens étaient vraiment « mous ». Pour du live, c’est d’un plat et sans aspérités. Le DJ lance des sons, les musiciens jouent en boucle. C’est répétitif et la voix de Boine, au lieu de décoller, stagne au même niveau sonore (brouillon) que les instruments. Pas de groove, pas de rythme, le même tempo pour les 3 premiers morceaux. Quant aux morceaux eux-mêmes, pas grand chose à dire, si ce n’est qu’ils étaient quasiment identiques dans leurs tonalités, leur rythme et leur construction. Pénible et sans intérêt, j’ai préféré partir. A ce que l’on a pu me dire plus tard, ce ne fut guère transcendant par la suite.

A quoi bon venir voir un concert si c’est pour avoir la même chose qu’un cd avec un son moins bon?