Une mémoire d’éléphant

mémoire-afficheFB(dans un magasin de porcelaine)

de Vincent Delboy

Mise en scène : Arnaud Delpoux

Synopsis : Une comédie enlevée pleine de quiproquos, ponctuée de tocs et manies que l’on aime reconnaître chez les autres et dissimuler chez soi !

Une mémoire d’éléphant… C’est la rencontre explosive d’une jeune fille délurée à la mémoire de poisson rouge et d’une femme psychorigide à tendance fourmi dans la salle d’attente de leur psy.

Elles vont se côtoyer, se confronter et nous emporter dans leurs névroses, tocs et autres petites folies réjouissantes !

Une comédie drôle et tendre dont vous garderez le souvenir !

Note d’Intention de l’auteur :

Les petites démences et les manies m’ont toujours fasciné chez mes contemporains.

Nous avons tous dans notre entourage une personne que nous aimons beaucoup qui semble être à moitié étrangère à notre monde. Cette personne nous fait rire souvent, nous déroute parfois et, finalement, nous fascine. Très souvent, ces personnes sont loin d’être bêtes. Non. Elles sont seulement folles. Et on envie bien fréquemment leur folie qui leur apporte le détachement dont nous manquons trop lorsque nous rabaissons tout à ras-de-terre. Bien entendu, ces personnes ne se rendent pas compte qu’elles sont « autres ». C’est ce qui fait leur charme.

Que se passerait-il si l’un de ces doux-dingues savait faire partie de cette catégorie de personnes ? Cela le rendrait-il triste ? Cela l’inquièterait-il ? Comment serait-il perçu par les autres ?

J’ai choisi d’en faire l’illustration par le biais de Babette, qui est restée secouée après un évènement dont elle n’a plus le moindre souvenir, et qui perd depuis une partie de sa mémoire immédiate. Parmi les autres personnes m’intéressant pour leur tares, il y a les maniaques et les psychorigides – sans doute parce que de très mauvaises langues m’accusent d’en faire partie !

Je parle de ces gens tout à fait normaux qui, dans leur cuisine, ne supportent que les surfaces dégagées de tout, même de ce qui est utile. Je parle de ces gens tout à fait normaux qui, au bureau, rangent leurs pochettes cartonnées à la verticale en suivant une ligne chromatique impeccable. Je parle de ces gens tout à fait normaux qui, en garant leur voiture, choisissent uniquement des places portant des numéros pairs…

Que se passerait-il si cette personne maniaque ne se rendait pas compte que son univers n’obéissait qu’à des règles fixées par elle seule ? Cela lui ferait-il peur ? Se remettrait-elle en question ?

Sous ma plume, Marianne sera cette personne, fraîchement divorcée sans se rendre compte des raisons de sa séparation. Et si, par un hasard le plus total, Marianne et Babette se rencontraient dans la salle d’attente du psy qu’elles ont en commun.

C’est ce que raconte « Une mémoire d’éléphant (dans un magasin de porcelaine) ».

Note d’intention du metteur en scène :

A partir de personnages très marqués et d’une unité de lieu, le texte explore les aspects de la petite folie douce ordinaire. Le quotidien devient dès lors propice à la comédie dans cette confrontation de deux caractères bien trempés. Les situations sont vraies, les personnages évoquent tour à tour des femmes croisées ici et là, et qui par la magie du théâtre se rencontrent en une heure de délectation et d’amusement au profit du rire, pas seulement moqueur mais aussi et surtout empathique.

A l’instar de la grande comédie américaine des années 1930 et 1940, où les comédiennes, si libres par leurs mœurs, qu’étonnamment décontextualisées des crises économiques et de la seconde guerre mondiale, où des couples et des duos aux fortes têtes et presque improbables se confrontent dans une joute verbale jouissive, Une mémoire d’éléphant propose la confrontation de 2 fortes personnalités féminines.

Ces deux femmes ont de l’argent, une plus que l’autre, mais les difficultés ne sont pas financières, mais bien de l’ordre intérieur et psychologique et elles incarnent nombres de petites manies, névroses et profils rencontrées chez les femmes, mais aussi des hommes, de notre époque.

Si les personnages sont marqués, ils ne sont toutefois pas caricaturaux ou archétypés. Bien au contraire, le texte creuse les caractères de l’une et l’autre au train léger de la comédie douce et dingue. Pas de méchanceté, ni de cris intempestifs, ni même de cynisme, mais un parler simple et naturel qui en font deux femmes attachantes. On ne se moque pas seulement de ces femmes, mais on rit avec elles.

C’est dans cette recherche de la simplicité et du naturel que j’ai axé la mise en scène.

La salle d’attente est neutre, avec des chaises alignées et une petite table basse avec des vieux magazines. En somme une salle d’attente comme une autre, avec des murs presque nus avec 2-3 vieux tableaux ou posters des éternelles reproductions artistiques des impressionnistes, Dali ou de paysages champêtres sans âge.

La lumière est blanche mais plutôt chaude, propice aux futures confidences sur le divan du psy à côté.

Seules les musiques (nombreuses) permettent de créer cet artifice et la magie du théâtre. Ainsi les comédiennes libérées de maintes contraintes scéniques et visuelles, peuvent se donner pleinement dans leur jeu et leurs expressions pour le plus grand plaisir du spectateur.

Au suivant !

Durée : 60 minutes

Type Public : Tout public

Genre : Comédie, comédie de mœurs, comédie douce et dingue, loufoque